bulletins N° et date
2010
238 - septembre
237 -juin
236 - mai
235 - avril
234 - mars
233 - février
2009
231 - décembre
230 - novembre
229 - octobre

228 - septembre

227 - juin
226 - mai
225 - avril
224 - mars
223 - février
222 - janvier
2008
221 - décembre
220 - novembre
219 - octobre
218 - septembre
217 - juin
216 - mai
215 - avril

214 - mars

213 - février
212 - janvier
2007
211 - décembre
209 - octobre

208 - septembre

207 - juin
206 - mai
205 - avril
204 - mars
203 - février
202 - janvier
2006
199 - octobre
198 - septembre
197 - juin

 

Bulletin mensuel N° 239 - octobre 2010

Local de réunion : Salle Antoine-Verchère - Meyrin-Village

Correspondance : Case postale 294 - 1217 Meyrin 1

CCP 12-14037-0

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le Comité a le plaisir de vous convier à notre réunion mensuelle qui aura lieu le

Mardi 12 octobre 2010
à 20 heures 15
Salle Antoine-Verchère

AU PROGRAMME…

Correspondance
Informations philatéliques
Divers/Propositions individuelles
Conférence (voir ci-dessous)

. . . et naturellement la bonne humeur , le sourire, et l’amitié…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

SOMMAIRE

  Informations générales

 – Un membre à l’honneur

 – Concours « Coup de cœur »
 – 40e anniversaire du club
 • Concours « Qui cherche, trouve !!! » :
 - 5e étape
 - 4e étape : Résultats, commentaires et classement
  • Les Piccard (1re partie)
  Le coin du philatéliste
 Timbres-poste suisses avec les dents coupées (2e partie)
• Manifestations philatéliques

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Mardi 12 octobre 2010

Dans le cadre des conférences et présentations de collections

Monsieur Rodolf BAUMANN présentera
« Coup d’œil sur la Finlande de 1856 à 1940 »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Informations générales

Un membre à l’honneur

Lors de l’exposition « LUNABA » de degré II qui s’est tenue du 3 au 5 septembre 2010 à Lucerne, Monsieur Dominique RITTER
a obtenu deux médailles OR pour ses collections sur
 • « Genève au temps du département du Léman » et
 • « Armées françaises, département du Léman ».
Nous lui adressons nos plus vives félicitations et sommes fiers d’avoir un membre qui fait honneur à notre Club.

Concours « COUP DE CŒUR »

Nous vous rappelons que la remise des pages sur le thème « Les personnages célèbres » est fixée au mardi 12 octobre 2010.

40e anniversaire : RAPPEL à tous les membres du CPM !
Certains d’entre vous se sont déjà inscrits pour exposer leur collection lors de notre prochaine bourse en fin d’année. Mais il y a encore de la place !
Les collections exposées peuvent être philatéliques ou de cartes postales et seront présentées dans un cadre soit 12 feuilles A4.
Je vous attends.

Christian Noir

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

PROCHAINE SOIRÉE D’ÉCHANGES

Mardi 19 octobre 2010
Ventes – Achats – Conseils – Bibliothèque
SOYEZ LES BIENVENUS !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

PROCHAINE PROCHAINE EXPOSITION-BOURSE du CPM

Samedi 4 décembre 2010
Timbres et cartes postales
40e ANNIVERSAIRE : Voir informations ci-dessus
  Salle Antoine-Verchère - Route de Meyrin 297 - Meyrin-Village - De 9h à 16h non stop

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Concours « Qui cherche, trouve !!! » 4e étape

Remarques

La reprise après l’été est là. Les activités reprennent sérieusement et c’est avec grand plaisir que je constate qu’un autre membre participe activement au concours. Les questions sont très variées et vous vous êtes tous donnés de la peine pour trouver les réponses. Il y a avait beaucoup de points en jeu et les écarts se creuse ou s’amenuise rapidement entre les participants.
Continuez sur cette lancée, car c’est comme cela que l’on apprend sur la philatélie, sur l’histoire et bien d’autres choses encore.

Christian Noir

Commentaires…
… sur la question 1

Ernest Ansermet est né à Vevey le 11 novembre 1883.
Chef d’orchestre de l’ensemble du Kursaal de Montreux de 1912 à 1914, il fonde et dirige en 1918 l’Orchestre de la Suisse romande en groupant des musiciens pro-fessionnels.
Il décède à Genève le 20 février 1969.

… sur la question 5

Vous vous rappelez tous le timbre sur Meyrin émis à l’occasion de la Journée du Timbre 2005, mais vous rappelez-vous les huit projets réalisés ? Le public avait voté pour le projet No 2 de Dominique Hiestand. La Poste avait également retenu le projet No 3 de Manuela Krebser pour l’émission « Europa » de 2006 sous le thème « Intégration ».
Quand au projet No 5, il fut utilisé par La Poste pour l’entier postal de la Journée du Timbre 2005.

1 Jean-François Chrétien, Genève


2 Dominique Hiestand, Genève


3 Manuela Krebser, Vevey


4 Elisa Mottaz, Meyrin


5 Céline Riegler, Genève


6 Christian Stucker et Beat Trummer, Lausanne


7 Dominique Rossier, Puidoux


8 Robert Tillmann, Meyrin

… sur la question 8

La famille Piccard.
Une rétrospective, en trois parties, « Les Piccard – Aventures autour du monde de père en fils » vous est proposée sur ces personnalités de scientifiques exceptionnels.
Vous en découvrirez la 1re partie dans ce bulletin (ci-dessous).

… sur la question 10
Sur le timbre, émis à l’occasion du Championnat du monde de football, une variété d’impression fut découverte sous la forme d’une tache, située sur la cote Est des Etats-Unis, nommée « Ile Atlantis ».

Les Piccard Aventures autour du monde de père en fils (1/3)

Une dynastie d’explorateurs des abysses et du ciel

Auguste, Jacques, Bertrand représentent trois générations de scientifiques-explorateurs hors pair. Auguste fut le premier à monter dans la stratosphère avec son ballon. Jacques a été le premier à descendre avec son bathyscaphe à près de 11 000 m au fond de la mer. Bertrand a réalisé le 1er tour du monde en ballon sans escale. Aujourd’hui, il prépare le 1er tour du monde en avion solaire. Avec leurs inventions et exploits incroyables, les trois Piccard occupent une place de choix dans l’histoire scientifique… et l’histoire postale !

A la fin de ses études universitaires à l’EPFZ, Auguste Piccard part, en 1922 en Belgique, rejoindre le Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS) pour développer son idée de concevoir un ballon qui pourrait monter jusque dans la stra-tosphère avec des humains.

A l’occasion du 50e anniversaire du vol stratosphérique de Piccard, une oblitération spéciale a été
utilisée le 14 août 1982 à Düben-dorf, lieu de l’envol du ballon de Piccard et Cosyns en 1932.

Plusieurs pays ont rendu hommage au Professeur Auguste Piccard et à ses exploits.

C’est en mai 1931 que le 1er vol stratosphérique a lieu, atteignant l’altitude de 15 781 m (certaines sources l’indiquent même à 16 871 m). Lors de cet exploit, à bord du FNRS CH-113, Auguste Piccard était accompagné de l’ingénieur suisse Paul Kipfer. Pour réussir ce
1er vol humain dans la stratosphère, les deux scientifiques ont dû inventer la première capsule spatiale pressurisée et le premier casque spatial.
En 1932, accompagné de son assistant le Belge Max Cosyns, le Professeur Piccard, effectue un second vol dans leur capsule pressurisée, attachée au ballon, le FNRS-00-BFH. Ils atteignentofficiellement l’altitude de 16 940 m et emportent, à bord de leur engin, 50 « envelop-pes spéciales » : c’est le premier courrier officiel de l’espace.

Explorer le fond de la mer

Dès 1937, Auguste Piccard se fixe un nouveau défi : après la stratosphère, ce sera les profondeurs de la mer ! Pour cela, il développe le prototype d’un sous-marin, le FNRS 2. Le bathyscaphe – tel est le nom de cet engin – est prêt en 1948 et est chargé à bord d’un bateau pour Dakar. Le Professeur Piccard est alors rejoint par le Cap. Tailliez, le Cdt Yves Cousteau et le plongeur Frédéric Dumas. Plusieurs plongées sont effectuées et grâce au pilotage automatique prévu par Piccard, le bathyscaphe atteint 1380 m en novembre 1948.
En octobre 1950, une convention est signée entre le FNRS belge et la Marine française. Le FNRS 2, après avoir subi quelques modifications, est baptisé FNRS 3. La profondeur de 2100 m est atteinte lors de différentes plongées effectuées, entre 1953 et 1954, au large de Toulon.

Si ce timbre tchadien montre le Professeur Piccard devant la capsule de son ballon (à gauche) et sur le timbre lui-même (à droite), l’on distingue, debout sur le Trieste, son fils Jacques. C’est le seul timbre qui montre Jacques Piccard.
Enveloppe privée commémorant les deux records du Professeur Piccard, affranchie avec les deux timbres Europa de la Poste suisse de 1994 (le ballon et le Trieste) et le timbre d’Auguste Piccard. Ce pli porte les signatures de Jacques Piccard et de son fils Bertrand.

C’est en 1952 qu’Auguste Piccard, secondé par son fils Jacques, lui aussi un scientifique doué, doublé d’un esprit d’explorateur, accepte la proposition de la ville de Trieste, qui se dit prête à financer la construction d’un nouveau bathyscaphe. La construction commence immédiatement et le nouveau bathyscaphe Trieste est mis à l’eau en août 1953. Lors de sa 65e plongée, le 23 janvier 1960, le Trieste avec à son bord Jacques Piccard et le Lt Don Walsh, va descendre à -10 916 m dans la « Fosse des Mariannes ». Les Piccard ont atteint un nouveau record mondial, mais cette fois-ci, vers le fond de notre planète !
Jacques Piccard va également développer d’autres engins dont celui pour l‘Exposition nationale de Lausanne en 1964, l’étonnant sous-marin Auguste-Piccard, le premier submersible touristique du monde ! Long de 28,52 m et pesant 160 tonnes, celui-ci pouvait atteindre une vitesse de croisière de 5 nœuds et une profondeur de 1200 m. Pendant l’EXPO 64, il a ainsi effectué 1100 plongées emportant plus de 33 000 passagers au total. Ce mésoscaphe a été ensuite utilisé par une firme canadienne pour des recherches scientifiques. Rapatrié en Suisse en 1998 en tant que pauvre épave rouillée, l’Auguste-Piccard attend sa nouvelle heure de gloire ! Et ce pourrait bien être au Musée national suisse des transports à Lucerne…

Le seul document qui retrace l’existence du sous-marin touristique Auguste-Piccard, de l’EXPO nationale de
Lausanne en 1964, est cette carte privée (tirage de 100 ex.). Elle est signée par Jacques Piccard, affranchie avec le
timbre de 20 cts de l’Exposition, oblitérée avec le cachet du bureau de poste spécial de l’EXPO nationale.

Le Ben-Franklin pour préparer la conquête spatiale

Mais Jacques Piccard n’a pas encore fini sa riche vie d’inventeur ! En 1965, une société américaine lui confie le mandat de concevoir un sous-marin destiné à étudier le Gulf Stream, le courant transatlantique mis en évidence par Benjamin Franklin. Le sous-marin sera donc logiquement baptisé le… Ben-Franklin. Construit en Suisse, il est mis à l’eau en juillet 1968. Sa mission officielle sur le Gulf Stream commence en juillet de l’année suivante et dure un mois. Cette même société américaine gère deux autres projets pour la NASA : le module lunaire et une station orbitale Space Lab. Dans l’espace, les conditions de vie semblent proches de celles que l’on rencontre dans les sous-marins… Avec le Ben-Franklin, Jacques Piccard a donc contribué indirectement à la conquête de l’espace, comme son père Auguste, inventeur de la 1re cabine stratosphérique !
Jacques Piccard conçoit encore un autre submersible, mais de poche cette fois-ci, destiné à des missions d’exploration écologiques. C’est en 1979 qu’est lancé le F.-A. Forel, du nom de François-Alphonse Forel, savant de Morges (1841-1912) qui passa sa vie à étudier le lac Léman. Ce petit sous-marin pouvait atteindre 500 m de profondeur et emporter trois personnes à son bord.

Pierre SANDERS
Source : Extraits du Timbre magazine, janvier 2010
(A suivre…)

Le coin du philatéliste

Timbres-poste suisses avec les dents coupées (2e partie)
(Voir 1re partie dans le bulletin No 238)

Fig. 6. Timbre du bas (dents coupées) provenant d’une paire fournie par le distributeur automatique d’un Bureau de poste automobile.

Par la suite, des automates ont fourni également des valeurs isolées ainsi que des bandes de 4 timbres (4 fois 5 c). Certains ont été adaptés pour livrer des timbres ayant un autre format que les valeurs courantes, comme le timbre du Bureau de la poste automobile de 1937 ou ceux de l’Exposition nationale de 1939 (fig. 6).
A partir de la série Paysages gravée de 1936, les timbres destinés aux automates publics comme aux machines à affranchir ont alors été imprimés directement à la suite, soit sur une feuille continue large de 10 ou de 5 unités et donnant un nombre équivalent de rouleaux en parallèle. Ce procédé d’impression, s’il a permis de supprimer les raccords, a conduit à d’autres variétés : les marques de contrôle et les corrections de dentelure. Tous les 5 timbres, une marque de contrôle a été imprimée au dos avec lettre et chiffres puis uniquement des chiffres. Par ailleurs, la perforation venant après l’impression du timbre, celle-ci devait être parfaitement cadrée. Or sur du papier en rouleau présentant une certaine plasticité, des corrections de dentelure pouvaient être apportées chaque 12e timbre pour que l’image reste bien au milieu du timbre, d’où parfois une dent plus large ou alors une dent plus étroite donnant respectivement un timbre à peine plus grand ou plus petit (breiter oder spitzer Eckzahn) (fig. 7).

Fig. 7. Timbres d’automates imprimés en rouleaux et présentant, au niveau de la dernière dent verticale en bas, des corrections de dentelure. De gauche à droite : dent large, dent large sur un timbre avec numéro de contrôle au verso et dent étroite.

Le fonctionnement des automates n’a pas toujours été parfait et les timbres n’ont pas toujours été séparés au niveau de leur perforation d’où un décalage souvent progressif donnant deux demi-timbres en lieu et place d’une unité ou deux demi-timbres bordant une pièce complète lors de la distribution de deux valeurs. Les timbres présentent alors la trace des griffes qui normalement devaient trouver place dans la perforation pour une séparation normale (im Markenbild getrennte Rollenmarke) (fig. 8).
Ce petit aperçu est loin d’être exhaustif. Il ne présente que les grandes lignes de la longue histoire de l’automation de la distribution des timbres et de l’affranchissement. Il n’a pas été fait mention des « Automaten-Tickets », bandes de 10 timbres distribués par un automate spécial dans un étui publicitaire entre 1934 et 1970 et coupés sur deux côtés. De même toutes les variétés liées aux erreurs d’impression des marques de contrôle, aux débuts et fins des rouleaux, etc., ne sont pas décrites. Les timbres des carnets de timbres-poste «modernes» souvent constitués à partir de feuilles normales de timbres (Pro Juventute, Pro Patria, Pro Sport, etc.) n’ont pas été mentionnés, ni ceux apposés par des machines à affranchir sophistiquées qui aujourd'hui peuvent découper les timbres à partir des feuilles originales.
Ces lignes ne sont destinées qu’à faire comprendre que les timbres-poste avec des dents coupées net ne sont bien souvent pas abîmés mais ce sont des valeurs qui proviennent de carnets, d’automates ou de machines à affranchir. Ils méritent d’être conservés et leur examen attentif permet bien souvent d’en connaître l’origine… sauf pour les paires verticales de certaines valeurs, coupées en haut et en bas, qui peuvent provenir de carnets ou d’automates !

Fig. 8. Timbres d’automate mal coupés, utilisés pour un affranchissement de colis.

André MEYLAN
Extrait de« Nyon Philatélique N° 10, mars 2007 »

(FIN)